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L’heure du tirage au sort a sonné…
Aidé de notre super logiciel générateur de nombre aléatoire…

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Un grand bravo à Aurélie qui gagne un bon d’achat de 50€.
Merci à tous d’avoir participé activement à notre premier petit jeu cadeau et ne soyez pas trop déçu… nous avons penser à vous. Voici un code promo* qui vous aidera à vous remonter le moral : RATTRAGE à utiliser sur toute la boutique jusqu’au vendredi 22 avril inclus.
Sur ce bon week-end à tous et à bientôt
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Mel de Margo

Pour mon premier “Focus coup de cœur” je vais vous parler de Mel de Margo, une griffe de prêt-à-porter féminin créée en 2005 par la nantaise Mélanie Masson.
Ses créations sont le résultat d’ un subtil mélange de couleurs raffinées, de coupes épurées, de tissus aux graphismes forts, de mélange de textures, de savoir faire et de qualité… et oui car tous ses vêtements sont fabriqués en pièce unique ou en série limitée en France dans son atelier ou dans la région Choletaise (49).
Et si je commence cette rubrique par Mel de Margo, c’est parce qu’hier soir je suis allée à l’inauguration de son nouvel atelier– show-room (qui d’ailleurs est à l’esprit de son travail : épuré et contemporain) pour la féliciter et souhaiter beaucoup de réussite à Mel de Margo dans ce nouveau lieu.
Alors amis Nantais, n’hésitez pas à passer dans sa nouvelle boutique pour y découvrir ou redécouvrir ses créations !

Mel de Margo / www.meldemargo.com / Atelier-Boutique / 24 rue Armand Brossard 44000 NANTES
Retrouvez l’ensemble de nos coups de cœur ici !
L’histoire des Pingouins #3 : Nos débuts à Nantes

Cet article fait suite aux épisodes précédents. Episode 1. Episode 2.
Septembre 2004, l’été est terminé. Nous venons de passer deux mois sur les marchés de la côte bretonne. Nous avons un peu de sous en poche… il est temps pour nous de retourner faire un tour à Nantes et voir si du côté de l’Esclain des ateliers sont enfin prêts.
Rapidement Michel nous explique que non mais qu’il vient de recevoir une lettre de préavis de départ pour un de ses ateliers. Cinq minutes plus tard nous découvrons un espace de 60m², hyper lumineux situé au cœur du chantier, exposé plein sud avec vue sur la Loire… le rêve.
Nous signons le jour même en sachant que c’est du provisoire ; l’atelier est au 1er étage, ce qui n’est pas du tout pratique pour se faire livrer les fûts de résine de 220kg.
Aidés de Nadia, nous allons faire des travaux dans l’atelier durant tout le mois de septembre. Nadia, c’est une très bonne amie à moi de mes années étudiantes, nous étions dans la même classe, nous avons eu notre diplôme ensemble et nous avons monté notre entreprise au même moment. Nadia c’est Picktogram… pour les curieux.
Je vous explique tout ça, car les travaux nous les avons fait ensemble, aujourd’hui c’est elle qui est dans cet atelier.Pendant un mois, nous avons isolé l’atelier, placé du placo, monté une cloison, refait toute l’électricité et fabriqué des grilles pour les fenêtres et la porte, pas le choix pour être assuré… un sacré taf.

Octobre 2004, tout est prêt, nous emménageons dans notre nouvel atelier au 23 boulevard de Chantenay (la même adresse depuis 6 ans).
Voici quelques photos de ce moment très périlleux :

Enfin nous voici dans notre atelier à Nantes !
Suivrons deux années et demi où nous continuerons à mettre au point les bijoux et l’atelier (acquisition de nouvelles machines qui finissent par ne plus rentrer dans ce dernier) ainsi qu’à faire les marchés d’été et de Noël. Nous profiterons aussi de ce cadre atypique pour des moments de détente bien mérités : barbecue, fiesta… J’avoue avoir passé beaucoup de temps à observer l’activité du chantier et de la Loire.
Nous participerons également à différents évènements sur Nantes et ailleurs : les 50 ans de la Maison Radieuse de Le Corbusier, la Balade des Ateliers, Transformeurs, Court-circuit… tous ces évènements nous permettrons de tisser des liens et de nous faire connaitre petit à petit auprès des particuliers et de certaines boutiques avec qui nous commençons à travailler.
Janvier 2007, il y a plus de deux ans que nous sommes installés face à la Loire.
J’aime de plus en plus cet endroit malheureusement nous y sommes de plus en plus à l’étroit, à mon grand regret nous allons devoir le quitter.
L’histoire des Pingouins #2 : La naissance des Pingouins
Cet article fait suite au premier épisode de L’histoire des Pingouins racontée par Blandine.
De retour à Nantes en septembre 2003 nous sommes très motivés, cette expérience à la Rochelle, nous a totalement emballé.
Nous allons poursuivre l’aventure mais cette fois-ci tout reste à créer : trouver un lieu, des financements, un statut…
Pendant 8 mois nous allons jongler entre petits boulots pour vivre et montage de notre projet.
Rapidement nous commençons la recherche d’un futur atelier et croyez– moi trouver un atelier à Nantes est extrêmement difficile : ils sont très rares donc souvent très chers, trop petits, mal adaptés pour un vrai travail d’atelier.
Mais après plusieurs mois de recherche nous découvrons le chantier de l’Esclain ; c’est un chantier naval situé à Nantes en bord de Loire dans des bâtiments industriels datant du 19ème.
Nous rencontrons Michel, le propriétaire et patron des lieux qui nous explique qu’il loue des ateliers et qu’il a pour projet de rénover d’autres parties de ses bâtiments… théoriquement dans quelques mois des ateliers devraient être disponibles. Je rêve déjà…
C’est un endroit magique dans Nantes, un endroit à part : des bâtiments industriels comme je les aime: des bateaux partout, la Loire… un lieux vivant où se mêle chantier naval, artistes, photographes, architectes, fabricant de lunettes… un lieu dans la ville et totalement hors du temps.En attendant l’atelier de mes rêves, nous allons devoir trouver un lieu… peut-être le garage de mes parents ?
Parallèlement à ça nous travaillons sur notre dossier “Défi jeune”, c’est une bourse attribuée à des personnes de moins de 30 ans ayant un projet professionnel ou pas.
Nous espérons obtenir cette bourse qui nous permettra, ajoutée à nos minces économies, d’investir dans nos premières machines.
En avril 2004 nous sommes enfin prêts pour défendre notre projet devant le jury “Défi jeune”.
Notre business plan est prêt, nous avons réalisé une étude de marché, trouvé des parrains dont Christophe de la Rochelle (voir épisode #1) , notre nom Pas Zinzins les Pingouins, notre identité visuelle et nos premières lignes de bijoux… tout se passe bien.
Quelques jours plus tard nous recevrons un coup de fil, notre projet est lauréat du “défi jeune”, nous allons recevoir rapidement notre bourse.

Entre temps nous avons pris la décision de nous installer chez mes parents.
Et oui pour l’instant, rien ne bouge du côté du chantier naval à Nantes et dans quelques semaines les premières machines seront livrées, nous devons avoir un lieu pour travailler.
Ensuite, tout s’enchaîne rapidement, le 1er mai 2004 l’entreprise “Pas Zinzins les Pingouins” voit officiellement le jour. Nous recevons nos premières machines, c’est un peu Noël en plein mois de mai.
Notre premier atelier voit le jour à Breteil, là où j’ai passé toute mon enfance, d’ailleurs merci Papa et Maman pour votre accueil qui va durer 5 mois.
C’est pour nous une période très forte car c’est réellement les débuts de cette aventure qui dure depuis 5 ans.

Durant tout le mois de mai, nous aménageons l’atelier, mettons en place les machines indispensables à la réalisation des bijoux et très vite je peux retrouver la joie de créer et fabriquer des bijoux…Dans quelques semaines la saison d’été va commencer, il ne faut pas perdre de temps, nous devons préparer notre stand qui cette fois-ci ne sera pas une table de camping mais un vrai stand de deux mètres de long avec un parasol et des bijoux tout frais sortis de notre nouvel atelier.
Pour cette été 2004, nous ferons les marchés sur la côte nord bretonne : Cancale, Dinard, St Quay Portrieux… nous allons enfin gagner un peu de sous. Les choses sérieuses commencent.
Lire la suite de l’histoire des Pingouins : épisode 3.
L’histoire des Pingouins #1 : Les débuts à La Rochelle
Tout commence par ma rencontre avec Matthieu durant mes études de design à Nantes.
Durant ces 4 années d’études, j’ai essentiellement travaillé sur le thème de la lumière tout en étant passionnée par le bijou qui pour moi est un merveilleux support de création.
Matthieu, de son côté, expérimente la résine polyester lors de son stage de fin d’études qu’il réalise dans une manufacture d’objets décoratifs.
C’est également lors de cette dernière année d’études qu’il me fait découvrir cette matière. Je suis immédiatement séduite par ses couleurs, sa transparence… tout de suite j’imagine des bijoux en résine.
Quelques mois après cette découverte, plus précisément en mai 2003, nous sortons de l’école diplôme en poche, nous commençons alors nos recherches d’emploi dans le domaine du design, mais rien d’intéressant ne se présente.Il y a déjà un moment que Matthieu et moi envisagions de travailler ensemble. Nous nous sommes toujours retrouver dans la création, mêmes envies, même sensibilité, même façon d’appréhender la manière de faire.
Nous décidâmes alors de nous lancer dans un projet commun : nous allions développer notre première ligne de bijoux en résine…

Nous commençâmes tout d’abord à la Rochelle dans l’entreprise qui avait accueilli Matthieu en stage et qui lui a transmit l’essentiel de ses connaissances sur la résine. Merci Christophe… Sans “Des Choses et d’autres” je ne ferais sûrement pas de bijoux aujourd’hui.
C’est là que pendant deux mois j’ai découvert le travail dans un atelier de résine : l’odeur, la poussière, le bruit, le port du masque et des gants… et oui la résine est une matière assez ingrate à travailler mais tellement magique.
Nous créons et fabriquons alors nos premières pièces : les bagues carrées et ovales (que nous vendons toujours aujourd’hui). À cette époque elles n’étaient pas encore au point… honnêtement les bijoux n’était vraiment pas beaux et pourtant le temps était venu pour nous de les vendre…
Étant à La Rochelle, nous avons profité des nombreux marchés de la région. C’était une véritable découverte, un milieu totalement inconnu : la carte de commerçant non-sédentaire, l’arrivée très tôt sur les marchés, les placiers, le tirage au sort pour savoir si nous pouvions déballer, le repérage des meilleurs emplacements, les camelots…

Les débuts n’ont pas été évidents pour moi qui suis timide mais vendre nos bijoux sur une petite table de camping coincé entre des fruits, des légumes et des fringues de marchés a été une très bonne école à tous les niveaux…
En effet à la fin du mois d’août après avoir écumé les marchés du matin, les campings l’après-midi et les marchés nocturnes, j’étais déjà plus sûre de moi, plus à l’aise dans cet univers… Les bijoux étaient loin d’être au point et pourtant les réactions étaient bonnes… c’était encourageant, nous sentions qu’il y avait un truc.
L’été était fini, nous allions rentrer à Nantes…
Vous pouvez lire la suite de L’histoire des Pingouins dans le deuxième épisode…